« Éduquer, ce n'est pas remplir des vases mais c'est allumer des feux. »
Collectif interréseaux des acteur·ices de l'enseignement — Wallonie-Bruxelles
Contre les réformes du gouvernement qui cible outrageusement l'enseignement
Rejoindre le mouvement
Du 18 au 27 mai, un préavis de grève couvre toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Dix jours pour faire entendre, partout sur le territoire, notre refus des réformes MR–Engagés. Chaque école, chaque équipe, chaque acteur·ice peut s'en saisir à sa manière : arrêt de travail, école en pause, présence au parlement, action symbolique, ou simple participation à la mobilisation collective. Un mode d'emploi et une FAQ suivront pour t'accompagner pas à pas.
Tract, affiches, pancartes, modèles de courriers : la mallette d'outils du collectif est juste ici ↓
La grève sur le terrain, oui. Et en parallèle, fais entendre ta voix au parlement : un site militant permet d'envoyer un message personnalisé aux 56 membres de la majorité MR-Engagés en quelques clics. Tu coches les mesures qui te révoltent, tu sélectionnes les destinataires, tu envoies. Aucune donnée n'est collectée, le site est entièrement gratuit et autofinancé.
Interpeller la majorité MR–Engagés →
Chaque point représente une école ou un groupe d'enseignant·es engagé·es dans le mouvement.
Bruxelles, Brabant wallon, Hainaut, Liège, Namur, Luxembourg — Mars Attacks! s'étend sur toute la Fédération.
Cliquez sur un point pour voir l'école qu'il représente.
Mars Attacks! est un collectif interréseaux des acteur·ices de l'enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, lancé en mars 2026. Mars Attacks! est une référence au film de Tim Burton parce que les mesures et réformes engagées par la Ministre de l'Éducation sont d'une violence inouïe pour TOUS·TES les acteur·ices du secteur. Ce qui nous tombe sur la tête va durablement dégrader les conditions d'enseignement et abîmer nos élèves.
Parti de la base, notre mouvement est né dans les salles de classe et est ouvert aux acteur·ices responsables de notre société qui veulent le rejoindre. Notre collectif rassemble des enseignant·es, des éducateur·ices, des élèves et leurs parents, des directions uni·es par ce constat : l'école est en danger. Comment peut-on accepter que plus d'un million de personnes visées (élèves, éducateur·ices, directions, enseignant·es) soient laissées dans la désorganisation la plus complète pour la rentrée d'août 2026 à cause de l'incompétence de la Ministre de l'Éducation, Valérie Glatigny ?
Juste pour 2026, le gouvernement MR-Engagés fera déjà 86,7 millions d'économies sur le dos des enseignant·es, des éducateur·ices, des directions et des élèves. Notre réponse : le retrait de toutes les réformes. Aucune négociation au rabais. Nous voulons des mesures sensées pour l'avenir de nos jeunes.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'enseignement en FWB est attaqué sur tous les fronts.
Plus de 55 000 enfants bénéficiaient de repas chauds gratuits en maternelle et primaire. Le budget passe de 21,4 à 8,2 millions d'euros, avec un ciblage réduit aux seules écoles en encadrement différencié. Les familles précarisées paient un très lourd tribut.¹
Pour la gratuité des fournitures scolaires dans le fondamental, l'enveloppe passe de 24 à 11 millions d'euros — tout en devant couvrir davantage d'élèves (de la maternelle à la 6e primaire). On doit faire mieux avec moitié moins.²
35% des enseignant·es abandonnent la profession dans les 5 ans qui suivent leur entrée. Pourtant, aucune aide structurelle financée valablement n'est proposée dans les réformes Glatigny pour les accompagner et les retenir.³
Fin du gel du minerval en vigueur depuis 2011 : il passe de 836 à 1 194 euros, soit +43%, pour environ la moitié des étudiant·es. L'accessibilité aux études supérieures — un droit fondamental — devient un privilège. La Fédération des Étudiant·es Francophones parle d'une « attaque contre la classe moyenne ».⁴
La ministre Glatigny reconnaît elle-même que la fin des nominations au profit de CDI générera un surcoût de 500 millions d'euros à l'horizon 2060-2070, dû aux cotisations patronales plus élevées. Une réforme qui coûte plus cher qu'elle ne rapporte — et qui précarise le métier.⁵
Le temps de travail des enseignant·es du secondaire supérieur augmente de 10% sans revalorisation. Pourtant, la Ministre refuse de proposer une étude objectivant véritablement le temps de travail des enseignant·es : la commission Éducation du 12 janvier 2026 a rejeté les résolutions PTB et Écolo en ce sens.⁶
Dix jours de mobilisation continue jusqu'au vote des réformes. Chaque école s'en saisit à sa manière : arrêt de travail, école en pause, présence au parlement, action symbolique. Un mode d'emploi et une FAQ accompagnent le mouvement.
Toutes les écoles · Partout en FWB En coursDernier apéro avant le jour du vote. On serre les rangs.
À venirLe parlement vote les réformes. Nous, on arrête tout : pas de cours, pas de routine, présence collective. Tout converge vers ce 27 mai.
Partout en FWB · Parlement À venirBoycott 10% charge horaire · Boycott journées pédagogiques · Boycott travail collaboratif · Refus résultats CE1D/CESS · Arrêt de travail 49 min/jour.
En coursMoment convivial du pôle hennuyer.
Charleroi PasséeDes membres du collectif ont assisté aux discussions en commission.
Parlement, Bruxelles PasséeUne semaine avant le vote, le mouvement a remis ça : écoles en pause, arrêts de travail, micros ouverts, projections. Mêmes formats que le 13 mai, déclinés selon chaque équipe.
Partout en FWB PasséeSoirée de réflexion collective sur les réformes en cours, sous forme de table ronde et de discussions ouvertes.
Novum, Bruxelles PasséeLe collectif s'est retrouvé pour un moment convivial. On a soufflé, on s'est serré les coudes, on continue.
PasséeLes acteur·ices se sont mis en pause partout en FWB : petits-déj parents, présence au parlement, sittings, activités artistiques, cours gratuits dans la rue, tractage devant les écoles primaires.
Partout en FWB PasséeDes membres du collectif ont assisté à la séance plénière au parlement.
Parlement, Bruxelles PasséeLe pôle liégeois est entré en grève dans le secteur de l'enseignement.
Liège PasséeMobilisation à Bruxelles, en tenue martien·ne et en vert. Pancartes, gueulophones, banderoles : la suite du 9 avril, en plus grand.
Gare du Nord, Bruxelles PasséeLancement de la mobilisation de mai dans les écoles. Présentation du calendrier 11–27 mai, sensibilisation, préparation de la manif, lecture du tract, organisation de « L'école en pause », préparation d'une rencontre avec la direction.
Dans les écoles PasséeDes membres du collectif ont assisté aux discussions en commission.
Parlement, Bruxelles PasséeAction menée par le pôle liégeois.
Liège PasséeLes acteur·ices du mouvement se sont couché·es place Verte pour symboliser la mort des écoles. Le front de résistance verviétois a pris corps dans la rue.
Place Verte, Verviers PasséeMobilisation des acteur·ices de l'établissement. Actions symboliques et discours pour alerter sur les impacts des réformes.
Val Duchesse, Bruxelles Passée5 écoles de Verviers investissent le Collège SFX1 pendant une formation tronc commun. Discours, sifflets, brassards noirs « écoles en danger » et lancer de biscuits Mars.
SFX1, Verviers PasséeMars Attacks! défile avec les masques de Martiens depuis la Tour des Pensions. Cortège massif avec syndicats, étudiants, secteur culturel. Ambiance électrique devant le siège de la FWB.
Gare du Midi → Place Surlet de Chokier, Bruxelles PasséeDes enseignant·es de l'Institut Notre-Dame (Heusy), SFX2, Sainte-Claire et l'Athénée Thil Lorrain annoncent leur ralliement dans une vidéo Facebook.
Verviers PasséePremières actions de terrain : arrêts de travail, micro ouvert à Saint-Gilles, projections. Chaque école s'approprie le programme Mars Attacks à sa manière.
Bruxelles — plusieurs écoles PasséeCentre Scolaire Ma Campagne, Bruxelles. 13 écoles, 500+ acteur·ices de l'enseignement, élèves et directions. Le ton est donné : « On ira au finish. »
Centre Scolaire Ma Campagne, Ixelles Passée
Contester, c'est bien. Outiller la contestation, c'est mieux.
Retrouvez ici des ressources pédagogiques partagées par les membres du collectif : analyses, supports de cours critiques, activités à mener en classe, documents de mobilisation, lectures et bibliographies.
Une ressource collaborative, enrichie en continu par les enseignant·es du mouvement. Accessible à toutes et tous.
Accéder au PadletVous êtes acteur·ice de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles ? Votre école peut rejoindre Mars Attacks!
Le mouvement est interréseaux et ouvert. Il suffit qu'un groupe d'acteur·ices de votre établissement s'inscrive dans le programme d'actions. La force du nombre nous protégera.
Ne rien faire, c'est accepter une école encore plus inégalitaire.
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